EXTENT, des technologies immersives pour aider au diagnostic

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Certaines personnes âgées ou dépressives peuvent rencontrer des problèmes de mémoire à court terme, de mémoire de travail, de planification et d’exécution ou encore de flexibilité mentale.

Le projet EXTENT porte sur l’exploration des technologies immersives pour l’aide au diagnostic de problèmes dans ses fonctions exécutives chez les patients.

Yannick Prié, co-porteur du projet avec Toinon Vigier, au sein du LS2N, laboratoire des sciences du numériques de l’Université de Nantes, explique que des tests classiques de diagnostic existent déjà mais qu’ils sont souvent liés à des tâches abstraites.
Utiliser des technologies virtuelles et immersives permet la création d’environnements concrets, où le patient va utiliser toutes les parties de son corps, être actif, conduisant ainsi à un diagnostic incarné.

 

Il est alors possible de mesurer le regard, les mouvements, les postures ainsi que le succès des tâches (temps mis par rapport au nombre d’erreurs) ; autant de données précieuses pour les équipes du CHU de Nantes, partenaire du projet.

 

Un partenariat international avec la Corée

Dans le cadre de la stratégie internationale de Ouest Industries Créatives, un partenariat a été mis en place entre l’Université de Nantes et Hanyang University à Séoul. Celui-ci porte sur différents projets, dont EXTENT. A cette occasion, 7 étudiants coréens sont venus travailler en France pendant un an (2019-2020), sur des environnements virtuels, encadrés par Yannick Prié et Toinon Vigier.

 

Le RFI OIC finance également un postdoctorat de 18 mois, à partir de mai 2021. Les missions : tester des sujets sains dans différents environnements virtuels, en France et en Corée, afin de déterminer dans quelle mesure les différences interculturelles influent sur les environnements ou les résultats.

Vers l’industrialisation du procédé

En parallèle des tests pratiqués sur des sujets sains, trois environnements prioritaires seront étudiés sur des patients au CHU (tests réalisés par Samuel BULTEAU). L’Université de Nantes et le CHU de Nantes travaillent main dans la main pour industrialiser le procédé, en recherchant notamment des partenariats industriels.

Un projet comme EXTENT permettrait ainsi à des patients de réaliser des tests réguliers de fonctions exécutives depuis leur salon.